Psycho: vivre un deuil pendant la grossesse.


S’il y a bien une période où l’on est, pour la plupart, joviales, épanouies, heureuses, c’est lorsque l’on se prépare à donner la vie.

« Attendre un heureux événement » cette expression est assez significative de l’état de la femme enceinte, où chacune d’elle peut s’émerveiller de petits riens, faire connaissance avec un amour inconditionnel qui grandit bien au chaud dans le cocon de son corps.

Mais parfois, tout n’est pas si rose, tout ne se passe pas comme on l’avait rêvé, et… au milieu de cette jolie aventure, on doit faire face à un drame, à une perte douloureuse d’un être cher, d’une personne proche où d’un membre de la famille, parfois même d’un enfant où du conjoint, ou encore d’un parent…

 

Comment faire face à une épreuve si terrible ?

Hélas, quand on doit en passer par là, on se rend assez vite compte que, seules les personnes qui ont eu à faire le deuil d’un être cher, particulièrement pendant la grossesse peuvent imaginer par quel moments difficiles nous devons passer.

En  fait, nous ne sommes pas seules dans notre corps, on porte un lourd chagrin, et bébé le partage indéniablement.  On voudrait lutter pour ne pas l’impliquer, mais comment faire quand il prend tellement de place que la joie de bientôt donner la vie, se transforme en douleur d’en voir une autre s’envoler ?

Finalement, peu d’articles, peu de soutiens de la part du corps médical si on ne le demande pas, et c’est là qu’il faut oser: il faut en parler.

À qui ? Une sage femme à l’écoute, un gynécologue empathique, une douce psychologue… peut importe qui vous semblera digne d’écouter votre chagrin, mais il faut partager ce poids, afin de mieux l’extérioriser.

 

Les croyances d’antan, disaient de ne pas pleurer pour ne pas que bébé ressente de peine, facile à dire, on ne peut parfois pas faire autrement, mais déculpabilisez-vous !

 

Bébé vit tout à travers nous, mais parlez lui, expliquez lui, que vous avez beaucoup de peine, mais qu’il n’en est pas la cause, que lui, vous l’aimez déjà très fort, que simplement vous êtes triste de dire adieu à une belle personne, qui aurait adoré sa petite frimousse, soyez en sûre. Dites lui, que cette peine prend beaucoup de place, mais pas la sienne !

Bébé comprendra que ce sont des larmes d’amour, il viendra au monde en sachant déjà que quand on aime très fort, on peu avoir très mal, mais,  qu’il en sera la preuve: la vie continue.

 

Votre bébé ne pourra pas atténuer votre chagrin, mais il vous changera les idées, vous submergera d’un nouvel amour, vous décrochera de nouveaux sourires.

 

Parfois, en le regardant, vous aurez encore plus mal, de ne pas pouvoir présenter ce trésor à cette personne partie juste un peu trop tôt.

Il reste un peu difficile de voir grandir un bébé qui, à chaque anniversaire, vous rapelle que vous avez perdu quelqu’un depuis tant d’années… mais les moments de bonheurs reprennent peu à peu le dessus…

On oublie jamais évidemment, on met un petit mouchoir sur le gouffre béant de la blessure.

Nos enfants eux, ils sont là, ils sont bien en vie et pour eux, on se doit d’avancer, car leurs rires, leurs câlins sont les meilleurs remèdes pour aller bien. Puiser notre force en eux, c’est ça aussi être maman.

 

Ici, bébé « T » a été la lumière au bout du tunnel, il ne l’aura jamais prise dans ses bras, mais je sais qu’il la portait déjà dans son coeur, et il lui a transmis tant de chaleur, que j’ai accouché d’un bébé soleil qui depuis a illuminé ma vie, et m’a fait sortir la tête de l’eau pour le bonheur de son frère et sa soeur. Elle avait besoin de moi, à ce moment là, sûrement autant que j’ai eu besoin d’elle. Une relation unique s’est créée, sans qu’à deux ans elle sache encore pourquoi.

 

Et toi, qui a vécu une perte en attendant bébé, comment as tu surmonté cela ? Qui t’a aidé ? Veux tu bien partager ton histoire avec nous

Article basé sur une expérience de vie personnelle. @mère à tout faire.

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Auteur de l’article : Mère à tout faire

1 commentaire sur “Psycho: vivre un deuil pendant la grossesse.

    Marine

    (24 novembre 2017 - 23 h 05 min)

    J’ai perdu le papa de mon chéri le jour de mon 9 eme mois… j’en ai parlé à ma sage femme qui m’a beaucoup aider. Je ne voulais pas accoucher le jour de mon terme car cela ferai un mois pile que son Papi avait rejoins les étoiles. Elle a rendu un jour après mon terme. Mon deuil n’est toujours pas fait je n’ai pas pu assister à l’enterrement qui était à 700km trop de risque à 9 mois de grossesse.
    C’est vraiment un moment horrible… et tres peu de personne dans ma belle famille l’a compris!!! Pour eux c’était que je m’en foutais! Alors que non et que encore aujourd’hui 9 mois après je réalise pas trop qu’il n’est plus permis nous..

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